Une pompe à chaleur de piscine consomme en moyenne entre 150 et 300 € par an pour une utilisation de 4 à 5 mois. Ce budget varie selon la taille du bassin, la région et la durée de chauffe quotidienne. Voici tout ce qu’il faut savoir pour estimer précisément votre consommation et maîtriser votre facture énergétique.
La consommation réelle en chiffres
Combien ça coûte par an
Le coût annuel d’une PAC piscine se situe généralement entre 2,50 et 3,70 € par mètre carré d’eau chauffée. Pour une saison de baignade standard (avril à septembre), la facture oscille entre 150 et 300 €, ce qui reste 4 à 7 fois moins cher qu’un réchauffeur électrique classique.
Cette économie s’explique par le principe de fonctionnement de la pompe à chaleur : elle capte les calories gratuites présentes dans l’air et les restitue dans l’eau du bassin. Pour 1 kW d’électricité consommé, elle produit entre 4 et 7 kW de chaleur selon son coefficient de performance (COP).
La consommation varie sensiblement selon votre situation géographique. Une piscine dans le Sud nécessite naturellement moins de chauffage qu’un bassin dans le Nord, où les températures extérieures sont plus basses et le rayonnement solaire moins intense.
Trois exemples concrets de consommation
Pour une piscine de 30 m³ équipée d’une PAC de 5 kW, chauffée 2 heures par jour pendant 120 jours (4 mois d’été), la consommation atteint 1 200 kWh par an, soit environ 235 € annuels (au tarif moyen de 0,196 €/kWh en novembre 2025).
Une piscine de 50 m³ avec une PAC de 11 kW, utilisée 3 heures par jour sur 90 jours (3 mois), consomme environ 3 000 kWh par an, pour un coût annuel d’environ 590 €.
Pour une grande piscine de 70 m³ nécessitant une PAC de 14 kW, fonctionnant 3 heures par jour pendant 120 jours, comptez 5 040 kWh annuels, soit près de 990 € par an.
Ces chiffres restent indicatifs. Votre consommation réelle dépendra de la température souhaitée, de l’exposition de votre bassin et de la présence ou non d’une couverture.
Comment calculer la consommation de votre PAC
La formule de calcul
Le calcul de consommation d’une pompe à chaleur piscine repose sur une formule simple :
Consommation (kWh) = Puissance (kW) × Heures/jour × Nombre de jours × Prix du kWh (€)
Cette formule vous permet d’estimer précisément votre budget énergétique avant même l’installation. Elle prend en compte tous les paramètres qui influencent réellement votre facture.
Ce dont vous avez besoin pour calculer
Vous devez d’abord connaître la puissance consommée de votre PAC, exprimée en kW. Cette information figure sur la fiche technique de l’appareil. Attention à ne pas confondre avec la puissance restituée, qui est toujours plus élevée.
Ensuite, estimez le nombre d’heures de fonctionnement par jour. Une PAC tourne généralement entre 2 et 4 heures quotidiennes en fonction de la taille du bassin et de la température extérieure.
Déterminez le nombre de jours d’utilisation par an. Pour une saison classique de mai à septembre, comptez environ 120 à 150 jours. Si vous utilisez votre piscine toute l’année grâce à un abri, ce chiffre peut doubler.
Enfin, vérifiez le prix du kWh facturé par votre fournisseur d’électricité. En novembre 2025, le tarif réglementé EDF se situe autour de 0,196 €/kWh en option Base.
Un exemple de calcul pas à pas
Prenons le cas d’une piscine de 40 m³ située en région parisienne, équipée d’une PAC de 8 kW. Le propriétaire souhaite chauffer son bassin de mai à septembre, soit environ 150 jours.
La PAC fonctionne en moyenne 2,5 heures par jour pour maintenir l’eau à 27 °C. La puissance consommée est de 8 kW (à ne pas confondre avec les 40 kW de puissance restituée grâce à un COP de 5).
Calcul de la consommation annuelle : 8 kW × 2,5 heures × 150 jours = 3 000 kWh/an
Calcul du coût annuel : 3 000 kWh × 0,196 € = 588 € par an, soit environ 118 € par mois sur 5 mois d’utilisation.
Ce coût peut être réduit avec une bonne gestion de la température et l’utilisation d’une couverture de piscine.
Les facteurs qui influencent la consommation
La puissance et le COP de votre pompe
Le coefficient de performance (COP) représente le rapport entre l’énergie produite et l’énergie consommée. Un COP de 5 signifie que pour 1 kW consommé, la PAC restitue 5 kW de chaleur dans le bassin.
Plus le COP est élevé, plus votre pompe est efficace et économique. Les modèles récents affichent généralement un COP compris entre 4 et 7. Privilégiez au minimum un COP de 5 pour garantir de réelles économies.
La puissance consommée détermine directement votre facture électrique. Elle varie généralement de 3 kW pour les petites piscines à 15 kW pour les grands bassins. Une PAC mal dimensionnée, trop faible ou trop puissante, consommera plus que nécessaire.
Les technologies Inverter ajustent la puissance en continu selon les besoins réels, évitant les démarrages et arrêts fréquents qui consomment beaucoup d’énergie. Cette régulation intelligente peut réduire la consommation de 20 à 30 %.
La taille de votre piscine
Plus le volume d’eau est important, plus l’énergie nécessaire pour le chauffer augmente. Une piscine de 30 m³ demande environ 5 kW de puissance, tandis qu’une piscine de 70 m³ nécessite au moins 14 kW.
Le calcul théorique prend en compte le volume en mètres cubes, l’écart de température souhaité et le temps de chauffe acceptable. Une règle approximative : comptez 1 kW de puissance consommée pour 10 m³ d’eau dans des conditions moyennes.
Un bassin plus grand implique aussi un temps de chauffe initial plus long. Pour faire passer 50 m³ d’eau de 15 °C à 27 °C, comptez entre 3 et 7 jours selon la puissance de votre PAC et les conditions météorologiques.
La région et le climat
La localisation géographique joue un rôle majeur dans la consommation. Dans le Sud de la France, où le rayonnement solaire est important et les températures extérieures douces, la PAC travaille moins et consomme jusqu’à 30 % de moins que dans le Nord.
La température extérieure influence directement l’efficacité de la pompe à chaleur. Plus l’air est chaud, plus la PAC capte facilement les calories et fonctionne efficacement. En dessous de 10 °C, les performances baissent sensiblement.
L’exposition de votre piscine compte également. Un bassin plein sud, protégé du vent et bénéficiant d’un ensoleillement maximal, nécessite moins de chauffage artificiel. À l’inverse, une piscine ombragée ou exposée au vent perd rapidement sa chaleur.
La température souhaitée
Chaque degré supplémentaire représente un coût énergétique non négligeable. Maintenir une eau à 28 °C plutôt qu’à 26 °C peut augmenter votre consommation de 10 à 15 %.
La plupart des baigneurs trouvent une eau à 26-27 °C parfaitement confortable. Au-delà, le gain de confort ne justifie pas toujours le surcoût énergétique. Testez différentes températures pour trouver votre équilibre idéal.
Les variations brutales de température consomment énormément d’énergie. Si vous arrêtez votre PAC plusieurs jours et que l’eau refroidit de 5 °C, la remonter en température demandera bien plus d’énergie que de maintenir une température stable.
La durée d’utilisation et la couverture
La présence d’une bâche ou d’un volet réduit drastiquement les déperditions thermiques. Une piscine non couverte perd jusqu’à 70 % de sa chaleur par évaporation. Avec une simple bâche à bulles, vous divisez cette perte par trois.
Un volet roulant ou un abri de piscine offre une protection encore plus efficace. Certains propriétaires constatent une réduction de 40 à 50 % de leur facture énergétique simplement en couvrant systématiquement leur bassin la nuit et lors des absences.
La durée de fonctionnement quotidienne dépend de vos besoins et de la météo. En plein été avec une bonne couverture, 2 heures par jour suffisent souvent. Au printemps ou en automne, comptez 3 à 4 heures pour maintenir la température.
Comment réduire la consommation de votre PAC piscine
Bien dimensionner votre pompe à la base
Le choix initial de la puissance conditionne toute votre consommation future. Une PAC sous-dimensionnée tourne en continu sans jamais atteindre la température souhaitée, ce qui épuise l’équipement et fait grimper la facture.
À l’inverse, une PAC surdimensionnée consomme inutilement pour maintenir la température. Elle effectue de nombreux cycles marche/arrêt, particulièrement énergivores, au lieu de fonctionner de manière stable et efficace.
Pour dimensionner correctement, prenez en compte le volume de votre piscine, votre région (coefficient d’ensoleillement) et l’écart de température à combler. Un professionnel peut vous aider à calculer précisément la puissance nécessaire avec la formule : Puissance = Volume × Coefficient de montée en température × Écart de température ÷ Temps de chauffe souhaité.
Utiliser une couverture de piscine
La bâche à bulles représente l’investissement le plus rentable pour réduire votre consommation. Pour 100 à 300 € selon la taille, elle limite l’évaporation nocturne et conserve la chaleur accumulée pendant la journée.
Un volet roulant, plus onéreux (2 000 à 5 000 €), offre un confort d’utilisation supérieur et une isolation encore meilleure. La réduction de consommation compense l’investissement en 3 à 5 ans selon votre usage.
Les abris de piscine, fixes ou télescopiques, créent un véritable effet de serre. Ils permettent de prolonger la saison de baignade de 2 à 3 mois supplémentaires tout en réduisant les besoins en chauffage grâce à l’accumulation de chaleur solaire.
Éviter la surchauffe et les variations brutales
Programmez votre PAC pour maintenir une température constante plutôt que de faire des variations. Si vous ne vous baignez pas pendant quelques jours, baissez le thermostat de 2 à 3 °C au lieu d’éteindre complètement la pompe.
Installez un thermostat programmable pour ajuster automatiquement la température selon vos habitudes. Certains modèles connectés permettent même de piloter la PAC à distance depuis votre smartphone et d’anticiper les périodes d’utilisation.
Évitez de chauffer votre piscine au-delà de 28 °C, sauf si vous avez des besoins spécifiques (problèmes de santé, jeunes enfants). Cette température représente le seuil au-delà duquel la consommation augmente exponentiellement.
Entretenir régulièrement votre équipement
Un filtre encrassé force la PAC à travailler plus longtemps pour faire circuler l’eau. Nettoyez-le toutes les 2 à 3 semaines en période d’utilisation intensive. Un simple nettoyage peut réduire la consommation de 10 à 15 %.
Vérifiez régulièrement l’échangeur thermique et les ventilateurs de la PAC. La poussière, les feuilles ou le pollen peuvent obstruer les ailettes et réduire l’efficacité de l’appareil. Un coup de soufflette ou un nettoyage à l’eau claire suffit généralement.
Faites contrôler votre installation par un professionnel tous les 2 ans. Il vérifiera le niveau de fluide frigorigène, l’état des connexions électriques et le bon fonctionnement général. Une PAC bien entretenue conserve ses performances pendant 10 à 15 ans.
Comparer les offres d’électricité
Le prix du kWh varie significativement d’un fournisseur à l’autre. En novembre 2025, certaines offres de marché proposent des tarifs 5 à 10 % moins chers que le tarif réglementé. Sur une consommation de 3 000 kWh par an, cela représente 30 à 60 € d’économies.
Si votre installation le permet, optez pour une option heures creuses. Programmer votre PAC pour fonctionner principalement la nuit ou en début de matinée peut réduire votre facture de 20 à 30 %. Vérifiez que les plages horaires correspondent à vos besoins de chauffage.
Certains fournisseurs proposent des forfaits spécifiques pour les propriétaires de piscine, avec des tarifs dégressifs selon la puissance de l’équipement. Comparez les offres chaque année, le marché évolue rapidement et de nouvelles opportunités apparaissent régulièrement.
Synthèse
La consommation d’une pompe à chaleur de piscine reste maîtrisable avec un budget annuel compris entre 150 et 300 € pour une utilisation classique. Ce coût, largement inférieur à celui d’un chauffage traditionnel, s’explique par le principe même de la PAC qui capte l’énergie gratuite de l’air.
Pour optimiser votre facture, trois facteurs comptent vraiment : choisir une puissance adaptée dès le départ, utiliser systématiquement une couverture et maintenir une température raisonnable. Avec ces gestes simples et un entretien régulier, vous profitez d’une eau confortable sans exploser votre budget énergétique.
Le calcul de votre consommation personnelle se fait en quelques minutes avec la formule fournie dans cet article. Prenez le temps de l’estimer précisément avant l’achat pour valider que l’investissement correspond bien à vos attentes et à votre usage réel.

